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Le Blog De La Blonde

Le Blog De La Blonde

Je fais des trucs. Plein. Parfois j'en parle ici.


Julie Lenne au Gibus

Publié par NotSoBlonde sur 15 Avril 2010, 12:18pm

Catégories : #Musique

 

Le tremplin Emergenza ça faisait bien longtemps que je n’y avais pas mis les pieds. En fouillant mes souvenirs, j’ai réussi à réaliser que 6 ans s’étaient écoulés depuis que j’y avais assisté pour la dernière fois.  Autant dire une éternité. Aussi, quand j’ai été invitée à m’y rendre par un ami qui écrit les textes d’une des concurrentes d’un soir, je me suis demandée comment avait évolué le concept et j’étais finalement assez curieuse de remettre les pieds sur place pour l’occasion.

 

julie lenne au gibus-1-34 copie

A l’arrivée on est déjà surpris par la faune parmi laquelle on est amené à se faufiler : il y avait ce soir là une grosse majorité d’ados- et encore d’ados, de préados même.  C’est bien simple je me suis sentie comme au boulot - la tendance à se rouler à terre en riant fort  de certaines donzelles particulièrement agitées déclenchant même chez moi une irrépressible envie de leur intimer fermement de sortir leur carnet de correspondance et de cesser immédiatement de se donner ainsi en spectacle. Fort heureusement j’ai réussi à me contenir et les minettes ont pu continuer allègrement ce qui -après observation plus poussée- s’avérait être une sorte de danse nuptiale d’un genre nouveau accomplie à destination d’une brochette de jeunes mâles posés un peu plus loin.  Jeunes gens qui semblaient assez indifférents à la chose, tout absorbés qu’ils étaient à deviser alcools forts et séries télé à haute valeur addictive.

En pénétrant dans la salle, on ne peut que regretter la qualité très inégale de la programmation. Bon sang, je ne sais pas si c’est moi mais je crois que j’avais rarement entendu aussi mauvaise prestation que celle de la formation qui a précédé Julie… Il s’agissait d’un ensemble de trois cinquantenaires moroses qui manquaient incroyablement d’entrain et qui jouaient et chantaient (oui les deux, on est d’accord c’est au moins un de trop) archi-faux. Atroce moment. Sans rire. J’ai bien cru que j’allais verser une larme.  Pas d’émotion. Mais de dépit (faut dire que je suis particulièrement émotive en ce moment).  En tout cas je n’ai pas regretté d’avoir apporté mes bouchons d’oreilles (qui ne protègent pas mes fragiles tympans que des sonos poussées à l’extrême, héhé …).

Heureusement après quelques morceaux ils ont passé leur tour, après le vote rituel dont le recensement a vite été expédié vu que les supporters du groupe n’étaient pas nombreux à témoigner leur enthousiasme. Ce qui me fait dire qu’il y a quand même une certaine forme de justice dans ce concours. Julie est ensuite arrivée. Je ne l’avais jamais encore vue sur scène.


 


Il faut le dire tout de suite, Julie Lenne est une artiste qui n’évolue pas dans le registre musical où je navigue habituellement. Elle est dans la variété française de qualité mais qui ne correspond pas à ma propre sensibilité musicale. C’est par amitié pour son auteur que je suis là. J’aime le duo qu’ils forment et je leur souhaite sincèrement tout le succès qu’ils méritent.
Je suis à vrai dire assez curieuse d’assister à son concert car j’ai alors seulement entendu quelques titres (ceux de sa page myspace) et vu le clip réalisé pour son tube « la zizanie ». Je n’ai donc absolument aucune idée de ce que peut rendre un « live » de sa musique.


 



D’abord, signalons que Julie est une ravissante interprète. Pétillante et enjouée. Très souriante et semblant à l’aise sur scène ce qui n’est pas toujours évident devant un public qui n’est pas forcément complètement acquis à sa cause (les 3 précédents candidats ont d’ailleurs pu en faire la douloureuse expérience).
Elle ne semble pas forcer sa nature sur scène et la sincérité de son attitude provoque rapidement l’adhésion du public qui se laisse entrainer par la musique souvent assez remuante et les textes joliment ciselés.


 


On ressent une certaine complicité entre les musiciens et Julie et ils se livrent d’ailleurs à un jeu de scène varié qui dénote une certaine réflexion et une préparation attentive plutôt inattendues dans ce genre d’évènement où se produisent surtout des amateurs. 
Elle attaque avec « Simplement », enchaine avec « quelques heures », « on verra », « zizanie », « jour et nuit » et termine sur « le mec + ultra » morceau qu’elle lance en plaisantant avec le public  définitivement conquis.


 


La belle est dynamique et  juste, son jeu de scène varié et son assurance donnent un côté très pro à son show.
Joli moment passé avec Julie et ses « boys ».

 

L’occasion de faire quelques photos (j’en profite pour écrire ici que si quelqu’un au gibus voulait bien passer un coup d’éponge sur le vitrage qui abrite le batteur, il serait drôlement bien inspiré parce que les reflets des innombrables empreintes de doigts gras en arrière plan des clichés c’est vraiment un problème ;-)

 julie lenne au gibus-1-25 copie

Vient le moment du vote où on ne compte plus les bras tendus en signe d’approbation musicale…Ouf !

Julie Lenne au gibus | Annaïg | Julie Lenne

Nous attendons la suite avec impatience.  Montent sur scène quelques ados très lookés aux cheveux longs et à l’allure gothique-soft. Le programme indique du death hard metal (sic). Toute une promesse. En guise de hard metal je supporte à peu près trois minutes de borborygmes hurlés par les jeunes gens dont la voix vraisemblablement en train de muer donne des signes de fatigue évident et nous décidons de sortir précipitamment en tachant d’éviter les demoiselles échouées sur le plancher (les mêmes qu’à l’entrée, n’ayant apparemment pas réussi à capter l’attention de l’escouade de beaux gosses posés à quelques petits mètres). Courage les filles…

Nous décidons avec mon binôme du soir d’aller chercher un peu de réconfort dans un dessert riche en matières grasses. Il nous faut une vraie bombe calorique pour nous remettre d’aplomb.  Arrivés quai de Valmy nous repérons un petit bistrot à l’allure sympathique. Il s’agit de « Sur les quais » (que je vous recommande vivement). La carte des desserts propose tout un tas de créations maison originales qui nous tentent suffisamment pour nous conduire à demander une table. Résultat : une marquise au chocolat et une délicieuse et si surprenante crème brûlée aux fonds d’artichauts plus tard, nous rions bien fort de nos déconvenues du soir. En repartant nous passons devant le gibus et décidons d’aller tendre l’oreille pour ne rien regretter. Nous ne ferons que passer, les sonorités agressives de la fin de soirée ayant eu raison de notre retour de motivation tardif.

Pour terminer disons que je suis rentrée de cette excursion musicale avec une impression plutôt mitigée : l’hétérogénéité de niveau est vraiment alarmante et il serait peut être intéressant de songer à une programmation de groupes naviguant  tous dans un même domaine musical pour éviter certains « chocs culturels » particulièrement douloureux. Ce concours, à l’écoute de la programmation du soir, doit être un des pires rapports qualité-prix de la capitale dans la catégorie « concerts »; heureusement que Julie était là, je n’ose même pas imaginer ce qu’aurait été la soirée (qu’elle a bien entendu remporté haut la main (sans jeu de mots) sans son passage. (En même temps si elle n’avait pas été programmée, je ne me serais pas rendue sur place spontanément non plus…)

julie lenne au gibus-1-64 copie

Suivez Julie sur sa page myspace ou sur facebook : l’aventure ne fait que commencer pour elle !

Le lien vers l'album est là.

      

 

 

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