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Le Blog De La Blonde

Le Blog De La Blonde

Je fais des trucs. Plein. Parfois j'en parle ici.


Lalala Gershwin au palais de Chaillot

Publié par NotSoBlonde sur 16 Mai 2012, 10:00am

Catégories : #Musique

Lalala-Gershwin.jpg

Je me faisais une joie : Alors que je parcourais le programme de Chaillot, j'étais littéralement tombée en arrêt devant l'annonce de ce spectacle : Lalala Gershwin par Dominique Hervieu et José Montalvo.

Et j'étais donc allée visionner la vidéo de promotion disponible sur le net. Que je te glisse ici parce que même si je l'ai partagée partout (Partout = sur Facebook et Twitter, ce raccourci me fait peur, tiens, soit dit en passant) je me dis que peut être certains de ceux qui passent de temps en temps par ici ne me suivent pas sur ces réseaux sociaux (et puis bon, en plus, elle est tellement réussie que ça ne fait pas de mal de se la refaire une fois de plus)

Joli et heureux mélange de jazz et de hip hop, tenues et décors bigarrés, rythme semblant échevelé : j'étais convaincue que j'allais resortir de là abasourdie par un tel cocktail.

Le fait est que j'ai été un peu déçue. Peu.

Mais j'ai eu l'impression que l'idée géniale de départ n'était pas exploitée jusqu'au bout, que l'ensemble comportait quelques longueurs qui ont fait que j'ai "décroché" un peu, de temps en temps. Oh rien de sévère, hein, l'ensemble est vraiment particulièrement réjouissant bien sûr.

Les danseurs sont très talentueux, la mise en scène recèle de bonnes idées (la danse avec les diodes lumineuses au bout des doigts, que j'avais déjà vue sur scène aux concerts de la dernière tournée de Charlie Winston / les projections vidéo en arrière plan (qu'on voit souvent désormais à l'arrière des concerts mais qui sont plus ou moins joliment exploités et qui ici me semblent être un peu déçevantes (le rendu est un peu cheap, les montages sont évidents et grossiers. Peut être est ce voulu mais vraiment je trouve que l'esthétique de l'ensemble en pâtit nettement (et puis le thème aquatique est un peu lassant, à force) / L'installation d'un panneau éclairé sur scène permettant aux danseurs de jouer de la plus jolie des façons avec leur ombre...) mais malgré tout ça je n'ai pas été époustouflée comme je m'y attendais.

J'ai tout de même beaucoup aimé les séquences dansées, le dialogue des corps, la confrontation de la ballerine et du danseur urbain (c'est amusant parce que quelques jours avant j'avais déjà beaucoup aimé ce face à face là, proposé par Canon sur sa page Facebook:), le déluge de couleurs saturées, les danseurs aux origines ethniques, aux silhouettes et aux gestuelles variés.

Et puis il y a de la vie dans ce spectacle : des rires, des souffles, de l'émotion aussi. Des clins d'oeil, nombreux. Des clins d'oeil à Broadway, à l'univers des cartoons, à celui de la danse et à ses battle(s?). Fréquents. A l'histoire également avec des passages récurrents sur la condition des afroaméricains aux Etats Unis.

Bon et puis l'ouverture sur Summertime est magique.

Bien entendu le spectacle est un hommage à Georges Gershwin, ce compositeur américain né en 1898 (mazette!) qui a travaillé aussi bien pour Broadway que pour le classique (et pour le cinéma) et qui, avant gardiste qu'il était, a osé créer une musique qui s'inspirait de ces deux expériences. Quand on connait un peu l'histoire de l'homme, on comprend mieux toutes ces références et l'ambition du spectacle de livrer une production qui soit fidèle au parcours de l'artiste.

Un spectacle à voir car c'est l'occasion de passer un excellent moment. A noter qu'on peut s'y rendre en famille car il est accessible au public même le plus jeune et que des séances sont programmées le mercredi après midi. 

Pour finir une citation de Paulo Coehlo : "La danse est l'une des formes les plus parfaites de communication avec l'intelligence infinie".

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