Samedi 23 février.
Retour à la capitale.Défilé de cartes postales derrière les vitres du TGV : Amandiers en fleurs, mimosas flamboyants, Ste Victoire éclatante au soleil.Puis le ciel devient plus bas, la grisaille semble nous rattraper (alors que c'est nous qui allons vers elle; la fugue fut si douce...) et les paysages urbains se multiplient.
Pas de doute, je rentre à Paris.
J'aurais de quoi déprimer si je ne m'étais pas prévu un moment de réconfort à la hauteur de la pénibilité du voyage : c'est Turner Cody qui m'accueille, accompagné des Herman Düne.
Turner Cody
Enfin, ils m'accueillent...Presque. Disons plutôt que c'est moi qui vais les voir pour leur concert à la Maroquinerie (programmé dans le cadre du festival des nuits de l'Alligator. qui fait la part belle au blues dans tous ses états). Mais on va pas commencer à chipoter sur les détails.
Arrivée sur place tout juste délestée de mes paquetages, je réalise que ce soir là, c'est un peu « the place to be », la Maroquinerie. En effet, le concert se joue à guichets fermés et la rue Boyer fourmille de mélomanes qui cherchent des places à acheter en dernière minute, laissant place aux spéculations les plus ahurissantes (j'ai l'oreille qui traine et les tarifs proposés sont tout bonnement prohibitifs!)
Première partie assurée par « She keeps bees », jolie interprète à la mise peu travaillée qui jure comme un charretier entre deux morceaux.
Le duo de "She keeps bees"
Musique sympa, joli rock énergique.
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Le public la suit et se marre avec elle entre deux morceaux quand elle se lamente à grands coups d'exclamations grossières pour tout et n'importe quoi. Puis vient un interprète seul sur scène. J'ai découvert depuis qu'il s'agissait de James Lévy mais mon billet affichait « Clues »; il semble donc qu'il y ait eu un changement de dernière minute. Dommage car j'avais eu de bons échos concernant Clues, formation québecoise s'inscrivant dans la lignée d'arcade fire (et qui comprend d'ailleurs leur ancien batteur) et j'aurais aimé profiter de l'occasion pour les voir sur scène...Une prochaine fois peut être. Joli répertoire que celui de James Lévy, assez émouvant malgré une gêne perceptible sur les premiers morceaux et finalement assez peu de charisme (à mon sens).
Voici enfin arriver Turner Cody et les Herman Düne, têtes d'affiche de la soirée. Sacrée maitrise du jeu de scène de la part des trois compères, remuants et très à l'aise avec le public et entre eux. Le plaisir qu'ils ont à être là est tangible, l'ambiance est tout de suite franchement bonne.
Neman à la batterie a assuré une sacrée performance, accompagnant Ivar à la guitare. Je suis vraiment fan de la façon dont celui-ci bouge quand il joue : on sent qu'il "vit la musique" et ça me plait énormément (son déhanché à voir dans la vidéo qui suit).
Turner Cody lâche son pop folk country un peu bourru, dont certains morceaux évoquent franchement Johnny Cash, Bob Dylan (écouter "Corner of my room" qui faisait partie de la BO du film "le prophète, d'Audiard) ou Léonard Cohen. L'homme manque indiscutablement de délicatesse mais ça convient bien à sa musique souvent plutôt rustique et un parfois un peu âpre.
Jolie promenade musicale ce samedi soir, de celles dont on regrette qu'elles se terminent si vite.
J'ose un petit regret : j'étais convaincue que les Herman Düne nous joueraient un petit morceau de leur composition mais ils se sont cantonnés à jouer la musique d'un autre- avec virtuosité toutefois.
Les Herman Düne : Neman à gauche et Ivar à droite.
Pas de "My home is nowhere without you" ni de "I wish that I could see you soon"...
Et puis je n'avais pas mon appareil photo (qui ne faisait pas partie de mon paquetage de vacances-réduit à l'essentiel) donc pas de cliché de cette soirée pour laquelle les photographes amateurs étaient tolérés. Et je peux ajouter qu'ils ne sont pas privés attisant mon envie de me trouver à leur place pour tenter d'immortaliser la performance.
La prochaine fois?
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